
Le beau temps me stresse m’énerve, je préfère la pluie le brouillard, un temps gris humide et doux qui vous enveloppe d’une nostalgie de déjà vu. Le silence rien d’autre que le bruit des gouttes de pluie qui s’écrasent sur le sol… une douce mélodie.
Il a plu aujourd’hui, je ne suis pas sortie de la maison, je voulais rester seule, je n’avais pas la tête à voir du monde. Je suis restée collée à la fenêtre de ma chambre inerte à regarder dehors cette rue vide, quelques passants qui pressaient le pas. Mon regard vide figé au loin. Je me suis retrouvée absorbée dans mes pensées, comme à mon habitude, je suis partie loin.
Mes souvenirs qui ressurgissent… Ces souvenirs qui se répètent encore et toujours sans jamais se lasser, comme des fantômes du passé qui hantent votre présent et viennent vous chuchoter à l’oreille ce que vous ne devez oublier et qui refont surfasse comme pour vous rappeler ce que étiez, ce que vous êtes, vous remettre à votre place, vous perdre dans le doute, vous parlez, vous touchez… vous achevez. Je crois que vous les connaissez…
Je me suis sentie bien triste tout à coup, un sentiment de déception…déçue au plus profond de moi……….de qui ? De quoi ? Pourquoi ? D’une personne, de tout le monde, de moi… de ce qui m’entoure de ce qui m’arrive de ce que je suis entrain de vivre, de ce trou noir ou je me suis perdue, ce néant ou je m’enfonce chaque jour un peu plus sans voir le bout du tunnel aucune lumière pour me guider encore moi une main pour m’aider. je me retrouve entraînée dans ce tourbillon de brouillard qui est entrain de m’engloutir comme du sable mouvant. Je n’ai pas vu l’entrée c’est sans doute pourquoi je ne trouve pas la sortie. Je ne suis plus au stade de perdre patience ou de paniquer je ne fais qu’attendre que ça passe je ne peut rien faire d’autre je ne sais plus quoi faire c’est plus que flou dans ma tête c’est sans issus…
Depuis un bon bout de temps rien ne va, tout m’échappe… je ne contrôle plus rien. Tout va de travers, j’ai beau essayé tout ce que je touche se transforme en pierre puis se disperse comme du sable. Je me dis que c’est sûrement moi la fautive, en y réfléchissant bien, quel est le point commun entre tout ces événements et ces personnes ? C’est MOI, mais je ne vois vraiment pas ce qui a pu engendrer ça ! La source même de ce mal, je l’ignore, je m’y perds. Je me suis dite que le mieux serait de prendre du recul face à tout ça et pourtant ça n’a servit strictement à rien
Mon dieu j’aimerais ne plus exister des fois
Une chanson pour tous ceux qui se sentent encore plus perdus que moi en cette nuit qui promet d’être longue "pour me comprendre" de Veronique Sanson



