Vendredi 30 Mars 2007

J’ai pris le pli de vous décrire le temps qu’il fait, aujourd’hui c’est averse de pluie, grêle, vent et froid.
Il est 17h mon père rentre trompé me demande de préparer le café il était mort de faim, entre thé et café je réchauffe le lait en mettant la table. Mon portable sonne, je décroche c’est mon oncle, il appelle juste comme ça, je lui demande eskilya du neuf, rien apparemment. Mais il a appelé ma tante du Maroc son état ne fait que s’aggraver, elle ne peut pas recevoir de greffe.

Entre temps il me glisse que mon grand père est tombé dans sa chambre hier, un étourdissement, il est fatigué. pourtant je viens de le voir lundi , il allait bien, il a des jours avec et des jours sans depuis ces 2-3 ans.


Chaque fois que sa santé fait des siennes je sens mon cœur tomber dans mon estomac c’est les montagnes russes. Cette boule qui m’empêche de respirer.
Je me dis merde il vieillit il ne rajeunit pas, il a quand même 89ans et ses poumons sont dans un sal état à cause de ces putains de cigarettes qu’il a fumé plus de 60ans.

 
Je préfère ne pas penser au pire, je n’arrive pas a me dire qu’un jr il ns quittera, que ce jr approche et qu’on devra s’y faire, qu’il ne sera plus là lui aussi ; que tt changera, je n’aime pas les changements… je ne veux pas que ça change.


Je me rends chez lui, il a l’air très fatigué, ça me rappelle de mauvais souvenirs, ces fameux soirs ou je le sortais prendre l’air, il ne pouvait plus respirer, ces yeux devenaient tt blancs, j’avais peur pr lui, je le voyais souffrir et je priais pr lui en espérant que cette nuit passera très vite et que demain il irait mieux.
Cette foutue clope de merde, c’était tjrs un sujet de dispute entre ns, je ne laisserai jamais klk1 se tuer à petit feu devant mes yeux hors de question de fumer devant moi. Mais je ss arrivée en retard elle m’avait précédé de loin, c’était déjà trop tard.
Il est là allongé là, sur son lit, dans cette chambre glacée, ttes les fenêtres étaient ouvertes en plus du ventilateur, il avait la sensation d’étouffer, comme si il n’y avait plus d’air dans la chambre, il croit qu’en ouvrant tt il respirera mieux, c’est psychologique. On le laisse faire. Il me demande si ça va, avec sa fameuse question : ksk t’as Sara ?
Ksk j’ai ? Je n’ai rien. Je te vois t’éteindre à petit feu et ça consume. Tu veux partir, je sais, tu en as marre de cette vie, cloîtré entre 4 murs entrain de souffrir en te demandant si demain ça ira mieux qu’aujourd’hui, tu veux la rejoindre et me laisser.
Si tu t’en vas la dernière étoile qui me reste dans ce ciel bien noir s’éteindra avec toi, mon seul lien avec elle s’envolera, mon dernier souvenir de ces jrs heureux s’évanouira, il ne restera plus rien je me perdrai encore plus sans toi, stp ne t’en vas reste encore un peu, je ne veux pas que tu partes à tt jamais, tu as tjrs étais là prkoi ça changerait !

Je ne peux me retenir de fondre en larmes, je me retire dans le balcon, je m’assois sur cette petite marche qui m’a vu grandir, si elle pouvait parler elle écrirait un livre sur moi.
J’ai passé ts ces moments de doute, d’étouffement, de malheur, de chagrin assise sur elle. ces secondes qui semblent s’éterniser ou on ne sait pas tres bien ce qu’on attend on souhaite juste que ce soit qu’un mauvais rêve mais ça ne l’est pas, ces jours ou le malheur semble s’abattre sur vous, ces jours ou l’on sait que klk chose de grave va arriver, ces cauchemars éveillée.


Mon dieu que cet air est lourd ! il flotte une atmosphère étouffante et pesante malgré le froid une chaleur se dégage de moi et je ss tte rouge.
Mon oncle qui va et vient, nerveux avec cette foutue clope à la main, je n’ai pas la force de la lui enlever, ce n’ai pas le moment. j’ai peur pr lui, je sais qu’il ne va pas bien même s’il essaie de le cacher, j’ai peur pr son cœur aussi.
Les fesses gelés par terre, la tête appuyée sur le mur je crois que moi aussi j’aurais besoin d’une clope ! je ne sens même plus le froid, je n’ai pas envie de retourner à l’intérieur.
J’ai déjà vécu cette scène, ce maudit jr de septembre, ou elle m’a abandonné, je me trouvais là sur cette même marche avec 10ans de moins, je voulais me réveiller je ne comprenais plus ce qui se passait.
Je n’arrive pas à accepter cette idée. je l’entends tousser il gémit, et ça me saigne. Je rentre finalement silencieuse comme une tombe je ne prête même pas attention lorsqu’on s’adresse à moi. Il m’a demandé une sabha parcequ’il a donné la sienne, il donne tt même ce dont il a besoin.
Cet homme que je n’ai jamais vu tomber malade, était si là faible maintenant, cet homme qui me racontait des histoires pendants des nuits, qui m’inonder de caramels, qui venait me chercher à l’école le jeudi à midi, qui m’a appris le solitaire et me faisait des sandwichs à la tomate. Cet homme qui prenait ma défense même avec ma mère, cet homme ne sera peut être plus là un jour.
Il se fait tard et je rentre l’âme torturée le cœur au bord du vide, les larmes aux yeux, je ss triste, je ss vide, je ne ressens plus rien je veux juste dormir pr ne plus y penser Ne me dite pas que c’est la vie et que je dois garder le moral je ne veux ni conseils ni leçons de moral je veux juste mon grand pere prés de moi aussi longtemps que je vivrai.


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saratus

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si j'aime tant le noir c'est qu'il n'y a que là, oû je ne vois pas et qu'on ne me voit plus.

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